Etirer un peu l’éphémère
Sebwy | 19 August 2006Il est de ces week-ends qu’on voudrait voir durer à l’infini. Assurément le dernier fut l’un d’eux.
J’avais un rêve avant de venir au Canada, une sorte d’image d’Épinal gravée dans ma mémoire. Je voulais vivre cette expérience qui consiste à embarquer à bord d’un canot, avec tout le matériel nécessaire pour aller camper dans un endroit idyllique.
C’est précisément comme ça que j’ai vécu ces deux jours. En compagnie d’Angélina, nous sommes partis camper dans le Parc du Mont Tremblant, dans les Laurentides, à 130km de Montréal.
Pour une fois je m’abstiendrai de faire un récit heure par heure, car le temps prend une autre dimension dans ce cadre. Arrêtons seulement sur les faits marquants.
Angélina comme moi n’étions pas de grands campeurs avant ce séjour, il a donc fallu qu’on s’équipe. Andrew, mon patron, nous avait prêté – très gentiment – une super tente pour 4 personnes (cette info prendra plus d’importance ensuite…car qui dit 4 personnes dit beaucoup de volume d’air à réchauffer), j’avais un sac de couchage et tapis de sol (acheté pour faire des abdos…
) mais Angélina n’avait rien du tout, même pas de short !
Direction Canadian Tire, la foire à tout, pour compléter notre équipement et le supermarché pour emmener quelques victuailles et éviter de devoir chasser le grizzli pour se nourrir.
Le canot et l’emplacement de camping nous sont loués par le parc. Nous avons droit aussi à un ptit ballot de bois pour faire un feu. Coool on va faire griller des marshmallow !!! LOL
La découverte du lac m’inspire un sentiment de bien être inouï, de sérénité infinie. Il existe encore des lieux qui restent bien préservés malgré le tourisme, quoi qu’on en dise…
A la nuit tombée, le feu réchauffe nos pauvres petits corps bien peu couvert. Le garde forestier annonce cinq degrés Celsius pour cette nuit. Je compte les épaisseurs, jette un œil à mon pantacourt, et réalise que ça va être dur. Qu’importe, profitons du moment, du feu, et des marshmallow partagés avec nos voisins de camping (pas trop nombreux, je vous rassure).
La nuit fut frette effectivement. Je ne sais pas si on descendu si bas que le prévoyait le garde, mais c’était tout de même dur ! Dans ces conditions, les vieux réflexes de survie reviennent et on se tient chaud. J’avoue que d’avoir Angie blottie tout contre moi n’était pas pour me déplaire
, et même si nous avons eu du mal à trouver le sommeil, ça restera un bon souvenir !
Finalement, après avoir survécu au froid, et aux cris des huards, la journée de dimanche nous a paru bien courte. Une belle balade en canot pour prendre juste ce qu’il faut de coup de soleil, et c’était déjà le moment de lever le camp.
Au moment de quitter ce lieu magique, une vague de mélancolie m’envahit. Le cocktail de toutes ces belles choses, le manque de sommeil et toutes ces émotions avaient eu raison de moi. ;-(













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Hey hey, je t'avais dit de prendre des affaires chaudes
Lydie | 20 August 2006Hey hey, je t’avais dit de prendre des affaires chaudes pour le camping, mais tu ne m’écoutes jamais
Contente de voir que tu aies quand même apprécié le contact avec la nature…
ah oui, c'est autre chose que le camping sauvage à
The camper... | 20 August 2006ah oui, c’est autre chose que le camping sauvage à Gimont
Wahou le trappeur !! Ca avait l'air bien classe ton
Oliv | 17 September 2006Wahou le trappeur !!
Ca avait l’air bien classe ton we, mais dis moi, tu avais laissé ton ipod et ton portable à la maison ou tu n’as pas réussi à t’en séparer
En tous cas je vois que tu as pas choisi au hasard la personne qui te réchaufferait … on sait jamais, tu aurais pu tomber sur un gros bucheron barbu …